Le Shou Sugi Ban est une technique japonaise, qui remonte au XVIIIe siècle, pour la préservation du bois. Le procédé est spécifiquement destiné au cèdre, mais fonctionne sur de nombreuses espèces de bois comme le cyprès, le frêne, le chêne, l’érable et bien sûr le pin comme je l’ai utilisé. Le bois est brûlé, ce qui le préserve en le rendant résistant à la lumière du soleil, à l’eau et au feu. Un autre avantage est la beauté du procédé. Il peut faire ressortir et mettre en valeur le grain du bois d’une manière que d’autres finitions ne peuvent pas faire. Lorsque j’ai fait mes premières recherches sur ce procédé, j’ai trouvé des photos de bois shou sugi ban combinées à des teintures de couleurs vives. Je me suis fatigué à découvrir comment il était fait, mais il semble que ce soit un procédé propriétaire qui n’est pas facilement partagé. J’ai décidé de mettre au point mon propre procédé que je partage avec vous tous.

Étape 1 : Brûlez-le !

Cette technique peut être réalisée avec des torches plus petites, mais je recommande d’utiliser une grande torche au propane, et de la relier. Cela permettra une combustion plus rapide et plus uniforme. Vous aurez beaucoup plus de contrôle, et vous éviterez ce regard « tacheté » que vous obtenez avec une torche plus petite.

  1. Il est important de faire quelques essais avant de brûler, car vous projetez réellement du bois. Les planches auront des motifs de grain différents et des taux d’humidité différents. Cela affecte la combustion. Remarquez sur les photos ci-dessus la différence de grain entre les deux premières planches et les deux autres. Le grain est plus large et plus long dans les premières planches. La brûlure s’accélère et le résultat final n’est pas aussi beau que le grain plus serré de la deuxième série de planches.
  2. Tenez le chalumeau à une hauteur de 12 à 18 pouces au-dessus du bois pendant que vous le brûlez. J’ai l’impression que vous peignez avec le feu, et que vous devez « brosser » le bois comme tel. Vous verrez de quoi je parle quand vous l’essaierez, je vous le promets.
  3. Il y a différents niveaux de carbonisation. Pour le shou sugi ban taché, il faut une légère touche. Sur la dernière photo, vous pouvez voir à quoi ressemble une carie de « peau d’alligator ». Vous entendrez le bois craquer et éclater lorsque vous le brûlerez.

Étape 2 : Préparation de la surface

Une fois que le bois a refroidi, il est temps de le préparer pour la teinture.

  1. À l’aide d’une brosse métallique, grattez doucement la surface supérieure du bois pour briser la suie et la cendre. Ne creusez pas le bois car cela laissera des lignes visibles.
  2. Pour un charbon plus lourd, comme sur la deuxième photo, vous pouvez être un peu plus agressif avec la brosse métallique pour enlever la couche supérieure de cendre.
  3. Essuyez le bois jusqu’à ce que vous ayez enlevé autant de suie que possible. Utilisez ensuite un compresseur d’air pour enlever tout ce qui reste.

Étape 3 : Teignez le bois !

Minwax a une teinte claire à base d’eau qu’ils mélangent dans les couleurs.

  1. Veillez à ne pas travailler sur une trop grande surface. Il est important de pouvoir essuyer la tache avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur.
  2. Appliquez une couche de teinture à la brosse, puis essuyez-la après 5 à 10 secondes. Appliquez plus ou moins de teinture selon vos préférences.

Étape 4 : Ponçage et finition

  1. Une technique qui fait vraiment exploser le stain shou sugi ban est le ponçage avec du papier de verre de 220 grains dans les zones où vous voulez faire ressortir l’aspect naturel du bois. L’idéal est de trouver l’endroit où le grain se courbe.
  2. Poncez légèrement ces endroits pour faire ressortir le bois naturel afin d’obtenir un contraste entre la teinture et le bois naturel.
  3. C’est difficile à faire. Essayez de poncer pour faire ressortir le grain à votre goût. N’oubliez pas d’avoir une touche légère.
  4. Appliquez plusieurs couches de chiffon sur le poly pour finir. Cela fait vraiment ressortir le grain et les couleurs.