Annabelle Locks.
Née à San Jose (Californie) en 1984.
Travaille à Bruxelles.
Post-costumière, mi-styliste.
Techniques : vaisselle cassée, photographie numérique, couture, trackpad.
Tirage : parfois rien du tout, parfois un peu plus.
Distribution : boutiques de Bruxelles, Genève et Marseille. Bientôt à l’AJC Gallery (Bruxelles).

A qui ressemblez-vous ?

Benoit Grimalt dit que je suis une rascasse. Le poisson phare de la bouillabaisse. Depuis que je connais la traduction en anglais, je préfère m’identifier à une jeune renarde : Fox-Locks.

Quelque chose que peu savent sur vous ?

On ne sait pas quelles sont mes origines. Indo-américaine ? Afro-américaine ? Roumaine ?

Vos études vous ont-elles servi ?

Oui. L’école me manque.

Vos parents comprennent-ils ce que vous faites ?

Je ne montre plus mes créations à mes parents. Béats ou circonspects, c’est toujours à côté.

La plus ancienne de vos créations que vous ayez gardée ?

Une gaine extrêmement vulgaire transformée en sac à main. J’avais 15 ans, je ne montrerai jamais cette horreur.

La création la plus effrayante que vous ayez faite ?

Celle-là, et une performance avec Romaric Sobac à Paris, cette année (2011).

La chose la plus inspirante que vous ayez vue ?

Le lever du soleil au-dessus du Pacifique au terme d’une nuit psychédélique.

Vos créations vous couvriront-elles (un jour) de diamants ?

J’ai pensé à m’inscrire sur un site de call-girls. Mes créations ne me rapportent rien.

Une technique que vous aimeriez travailler ?

La broderie et la sérigraphie.

Une personne avec qui vous aimeriez collaborer ?

J’aimerais beaucoup collaborer avec Catherine Scholzen.

Avez-vous participé à un événement BeauBeau ?

J’étais présente au marché Beaubeau de septembre 2010 (Place royale, Bruxelles).

Une anecdote, une rencontre, un souvenir ?

J’ai créé une marque pour l’occasion, rencontré un certain succès, puis arrêté les bijoux pour faire de la photo.

Est-ce que BeauBeau vous a aidé dans votre travail ?

Beaubeau a changé ma vie. J’ai tout quitté pour m’installer à Bruxelles 4 mois plus tard !

Un projet ?

Benoît Grimalt tient un carnet dans lequel il note la liste de mes projets. Je les oublie. Il faut les lui demander !