L’asbl BeauBeau a bénéficié d’un soutien local limité à la Ville de Bruxelles depuis 2005. Ce soutien a permis de mettre en place des « marchés BeauBeau » réunissant des créateurs qui payaient une participation aux frais limitée. Pourquoi ?

D’une part pour qu’ils puissent vendre à des prix abordables et pas seulement à la bourgeoisie : aussi à eux-mêmes ! En effet, la hausse des loyers empêche la majorité des créateurs d’ouvrir son propre espace de distribution et a pour conséquence la généralisation du dépôt en boutique. Ce qui peut entraîner souvent un retour des créations dans un état dégradé et/ou une difficulté à se les voir payer. Sans parler du prix de vente qui peut être multiplié par 2 voire 3 afin que le créateur, le propriétaire de la boutique et la TVA  y trouvent leur compte.

D’autre part pour que des créations expérimentales puissent être présentées. Sans être écartées parce que le créateur n’est pas certain de les vendre, ou d’en vendre assez.

Après 7 années, le soutien institutionnel à l’association ne permet néanmoins pas de rémunérer les organisateurs. Ils donnent donc de leur temps par conviction : non seulement les créateurs doivent pouvoir se rencontrer, non seulement il faut une alternative à la « boboïsation » de la beauté quotidienne et du savoir-vivre, mais il s’agit aussi de présenter aux habitants d’une ville ce qu’il est possible d’acheter et de surtout de créer, tout en encourageant les créateurs à ne pas abandonner leur enthousiasme !

 

 

Depuis janvier 2008 et de manière peu compréhensible après un travail de bénévolat énorme et une stabilité avérée, le cabinet du Commerce de la Ville de Bruxelles a décidé de réduire son soutien financier (pourtant modeste) à l’asbl BeauBeau. Nous remercions la Région bruxelloise pour son soutien essentiel qui, depuis 2009, a pourtant permis de financer une à deux réunions annuelles de créateurs. Dans la mesure où les activités de BeauBeau ont prouvé leur utilité, leur cohérence et leur impact socio-culturel, l’asbl BeauBeau n’envisage pas d’abandonner un soutien institutionnel. L’objectif actuel est de faire un travail de fond et permanent autour des petites éditions innovantes et trop peu distribuées (pluridisciplinarité entre les techniques et les publics) à la BeauHaus, tout en conservant un rendez-vous annuel nommé « marché BeauBeau », d’au moins 70 micro-éditeurs de disciplines différentes (mots, musique, textile, images) qui s’autodistribuent durant un week-end.